Compte rendu du stage Sandan, K2N – 29/03/26
- Phil Bernard

- il y a 22 heures
- 2 min de lecture

Nous étions au nombre remarquable de seulement huit pratiquants, représentant quatre dojos parisiens et franciliens, pour participer à un stage d’une journée au kyudojo national de Noisiel ce dimanche 29 mars 2026.
Huit kyudojin, toutes et tous plus ou moins récidivistes en termes de tentatives (1 à 6) de passage du 4ème dan, le niveau convoité objet de notre stage, à l’exception d’une pratiquante qui venait d’obtenir son 3ème dan il y a seulement quelques mois, en novembre, au Japon.
Un stage encadré par Michel Dupont sensei, rokudan, dont l’obtention du titre de kyoshi venait d’être fraîchement et officiellement annoncée la veille, lors de l’AG annuelle de France Kyudo programmée au siège de la FFJDA. Le cinquième kyoshi français, assisté pour l’occasion par Olivier Hue, godan, lui aussi membre du dojo MAMSK de Montgeron (91).
Claustras fermés et lucarnes ouvertes, une première pour certains, le stage pouvait commencer, par une belle journée de printemps, fraîche sans être redoutablement froide.
En préambule au salut, il est souligné l’aberration de placer ces stages si près du but en termes de calendrier, alors que les dés sont déjà jetés d’une certaine façon. Si la prise de conscience des points à travailler et à améliorer est réelle, constat est fait qu’on ne dispose malheureusement plus d’assez de temps pour y remédier, et qu’il est trop tard pour changer fondamentalement quoi que ce soit dans notre tir, à 15 jours de l’échéance.
Suite au salut, Michel Dupont sensei nous gratifie de la lecture d’un texte qu’il a écrit la veille. Emporté par l’élan de la rédaction de son mémoire de kyoshi, il s’est à nouveau senti des aspirations à l’écriture et s’est fendu d’un riche vade-mecum sur ce qu’il attendait vraiment de nous au travers de nos tirs.
Débutent ensuite les hitote gyosha, que nos deux enseignants débriefent ensuite, révélant d’après les critères d’examen, à qui ils auraient en l’occurrence attribué le 4ème dan ; un verdict concluant pour seulement 2, voire 3 d’entre nous, qui sera parfois « repris » avec malice quelques passages de flèches suivants.
La matinée est ponctuée par une séance de tirs libres corrigés.
Après déjeuner, la reprise aura été précédée par une cérémonie du thé, une généreuse initiative effectuée par Kaoru, une pratiquante japonaise de l’AKVM.

Après quelques tachi de deux fois quatre tireurs inversés et redoublés, Michel Dupont
se livre à son exercice favori, tirer des flèches, qu’il entrecoupe de commentaires judicieux sur, en matière de tir, le « à faire » et le « à ne pas faire ». Lui succède une séance de tirs libres où chacun reçoit encore son lot de corrections individuelles.

Faute de temps, le tir final de clôture n’aura pas été pareillement commenté et évalué, laissant libre cours à nos espoirs, doutes, ou certitudes intérieures …
Jean-François BREUILLER, KAP





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